A la surface de l'été: triptyque romanesque
Résumé
Chacun des volets de ce lumineux triptyque évoque en pointillé le destin de trois hommes, dont on devine les failles, les souffrances, les contradictions dans un style délicat. Pascal Quignard, proche de l'auteur, parle de cette oeuvre comme d'un « triptyque de la perte ». Chaque personnage est saisi à un moment-clef de sa vie, où il dresse le bilan des liens qui l'attachent au monde : le couple, la filiation, la culpabilité jusqu'à la fuite, l'explosion des repères et des carcans. Derrière la montagne : Antoine, son père, sa mère, ses frères sont réunis quelques jours à la montagne, dans le chalet familial, avec quelques amis lesquels finissent par s'éclipser. Les laissant seuls avec Gina, qui deviendra la maîtresse du père, et Jean dont la présence est toute d'ombre et de mystère. Le séjour se finira sur la mort de l'un deux, puis l'hiver reviendra, le dernier, celui d'une ultime disparition derrière la montagne... Éclats de fuite : Récit à la deuxième personne mené par une narratrice, qui retrace le destin d'un ancien militaire, homme volontaire et cruel. Un jour de juin, il part quelques jours dans un hameau de haute montagne avec sa femme, où il retrouve une de ses anciennes élèves et l'« homme mauvais », sorti de l'hôpital psychiatrique depuis peu. Leurs destins vont se nouer et le roman se clore en apothéose, dans un plan-séquence prodigieux. À la surface de l'été : Récit à la première personne d'un ancien éducateur spécialisé dont la femme disparaît du jour au lendemain, abandonnant mari et enfant pour une cause mystérieuse. Le narrateur multiplie les déplacements, change d'amis, de travail et de maison pour tenter d'évacuer toutes les poussières des événements, et tendre ainsi vers son propre effacement. [Source: Babelio, 2013]
Lu par :
Sabine Marais-Veyrat
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
3h. 24min.
Édition:
Paris, Buchet Chastel, 2013
Numéro du livre:
38023
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782283026267
Collection(s):
Qui vive,
Documents similaires
Lu par : Christine Jaccoud
Durée : 14h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14297
Résumé:Clémence Picot est un monstre, fille de monstres qui la dressèrent à réprimer tout désir. Elle se nourrit donc impunément de fantasmes jusqu'au jour où... son métier d'infirmière lui permet d'assassiner en douce une malade. L'expérience lui plaît, elle récidive, torture son chien jusqu'à ce que mort s'ensuive, saccage l'appartement de la voisine, kidnappe, pervertit son petit garçon. Du moins à l'en croire. Elle nous décrit minutieusement ses crimes, les supplices qu'elle inflige et dont l'outrance la laisse insatisfaite. Il lui semble toujours qu'elle pourrait faire mieux ou pire. A mi-course, l'une de ses victimes la relaie comme pour tracer la voie de la descente aux enfers. Les concurrentes se dédoublent, se talonnent dans un dérapage incontrôlé mais d'autant plus contagieux. «C'est too much», protestera peut-être le lecteur gagné par le vertige. Un psy y perdrait son latin. Pourtant, nous suivons, fascinés, l'inexorable strip-tease que mène à la baguette Régis Jauffret, jeune romancier prometteur. Ce monstre dont le regard défie le nôtre, nous craignons de le reconnâitre, inutile de baisser les yeux, lui, il nous a reconnus
Lu par : Roger Messié
Durée : 5h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21611
Résumé:" Vous avez dû trouver cette famille étrange, mais plus encore que les histoires d'amour, toutes les familles sont des asiles de fous. " Dans Asiles de fous, Régis Jauffret décline à travers une banale histoire de rupture son thème majeur : l'exploration de la folie ordinaire. Névroses domestiques, dérèglements psychiques au quotidien, rien n'en sort indemne, ni le couple, ni l'amour, encore moins la famille. Une réflexion cynique et burlesque, portée par une écriture tendue, minutieuse et puissamment expressionniste.
Lu par : Marie Meylan
Durée : 7h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31081
Résumé:Comment imaginer qu'on puisse marcher gaillardement vers la mort, «cet inévitable pays où l'on finit tous par aller se faire foutre», pour reprendre les mots de Régis Jauffret ? Ce roman mosaïque est constitué de seize fictions. La vieillesse est le véritable héros du livre qu'incarnent des fous, des sages, des braves gens et des infâmes. Ces naufragés du grand âge, hantés par leur fin prochaine, s'avancent comme autant de doubles de nous-mêmes. Une prose rigoureuse, drôle, impitoyable, d'une gaieté macabre, aux phrases affûtées comme le fil d'un rasoir.
Lu par : Nelly Debiesse
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 33845
Résumé:Jan ne se laisse pas faire, ce qui, depuis toujours, fait la fierté de son père. Elle est pleine d'énergie, de ressources et gare à ceux qui osent se moquer d'elle. Cette fois pourtant l'obstacle est sérieux et elle va devoir redoubler d'imagination et d'efforts pour retrouver sa liberté et réunir sa famille éparpillée. Entre rire et larmes, le roman tient l'équilibre.
Lu par : Marion Martin
Durée : 9h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 68383
Résumé:« Tout commença un soir de 1981 lorsque dans la ville de Sainte Marie, au Nord de l'île, deux jeunes gens eurent le malheur de se rencontrer. Tandis qu'au-dehors la fête battait son plein, à l'arrière d'un restaurant un cuisinier retirait sa veste et la toque blanche qu'il portait depuis le matin. » Les Dessaintes forment l'une des familles les plus célèbres de La Réunion. Ils sont ambitieux, courageux et un brin fantaisistes. Mais, de l'avis du voisinage, des psychiatres et de la police, ils sont juste cinglés. Tout aussi barjos qu'ils soient, ils mettent au monde une fille. Une petite teigne qui compte bien devenir quelqu'un. C'est cette histoire familiale poignante au coeur de La Réunion des années 1980 qui est ici racontée.
Lu par : Pascale Albert
Durée : 3h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28817
Résumé:Elle s'appelle Rose. Elle est bien vivante. Sa petite-fille, Régine Albert, revêt ici plus que les vêtements d'une dame du temps jadis. Régine Albert devient Rose. Avec une sensibilité extrême, l'auteure devient la maman de sa maman. Elle rit. Elle tremble. Elle pleure. Elle vibre avec elle, parce que l'amour permet tout. Par-delà le temps
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 24h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30556
Résumé:Qui se souvient de Pauline Dubuisson ? Elle fut célèbre dans les années 1950 pour avoir assassiné son amant et son procès très médiatisé inspira, entre autres, Georges Clouzot qui, dans La Vérité, offrit à Brigitte Bardot un de ses plus beaux rôles. Une des répliques de ce film ("Je suis une petite femelle et il faut me laisser faire ce que j'ai envie") donne d'ailleurs son titre au roman de Philippe Jaenada. Qui est donc cette Pauline Dubuisson dont la France entière réclame la tête en ce mois d'octobre 1953 ? Une femme froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui, jeune fille, a couché avec les Allemands et a été tondue à la Libération ? Qui, plus tard, a usé de ses charmes pour voler les vieux messieurs ? Et qui, enfin, ivre de jalousie, a tué de sang-froid un jeune homme de bonne famille ? Ou est-ce, bien au contraire, une jeune femme libre dans sa tête et dans son corps que les circonstances et les soubresauts de l'Histoire ont broyée sans pitié ? Une aventurière qui revendique son émancipation et interroge avant l'heure la place des femmes dans une société haineuse ? Que Pauline soit coupable, Philippe Jaenada n'en disconvient pas, mais il cherche à comprendre pourquoi personne n'a jamais voulu écouter ce que Pauline avait à dire, elle qui, durant tout cette horrible affaire, n'a jamais menti. Ce roman est le récit de la quête interminable, quasi obsessionnelle, que Philippe Jaenada a menée pour révéler la vérité la plus intime de cette femme. Mais il retrace aussi la manière dont ce travail exténuant a modifié sa propre vie.
Lu par : Gérald Bloch
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13281
Résumé:" Reprenons. Les choses commencent par du burlesque. Un dîner parisien. On rigole et c'est tout. On se donne des claques pour faire semblant. On picole parce qu'il faut bien vivre à Paris, cette ville magnifique. L'histoire se poursuit avec une voiture empruntée par Patrick Eudeline et on se retrouve avec un périple digne d'un film de Buster Keaton. Un film dans le film. Une parenthèse. Encore une. Notre Jeanada est l'empereur romain de la parenthèse. Mais pas seulement. Reste l'intrigue et le voyage. L'intrigue ? Un type tente de retrouver sa première fille devenue junkie à Marseille. Le grand voyage ? Un voyage en TGV, un voyage dans un hôtel sordide, un voyage sur notre regard d'adolescent. " Nicolas Rey (www.figaroetudiant.com)
Lu par : Henri Duboule
Durée : 6h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16506
Résumé:Tout avait si bien commencé : en vacances un 24 juillet, au bord de l'Adriatique (à Peschici exactement), Voltaire le père, quadragénaire glissant sur ses tongs ; Oum sa femme, dont on sait depuis plusieurs livres la passion pour le ménage et l'ordre : Géo, leur petit garçon. Ils n'ont pas d'autre motif d'inquiétude que la perte de leurs chaussures japonaises. Le soleil chauffe. Trop. Ca grésille, les pommes de pin éclatent. Puis les flammes apparaissent, les visages bronzés blanchissent d'effroi, on commence à refluer depuis le camping voisin vers la plage, au pas de course. C'est le feu...
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 8h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15405
Résumé:Ils sont trois hommes, livrés au grand vide de l'été, hantés par une catastrophe surgie au loin, dans l'Est de l'Europe. Ils sont trois hommes, guère différenciables, qui portent le même prénom un peu étrange : Roman. À bien y regarder, l'un a subi un drame, le deuxième l'a évité, le troisième l'a provoqué. Ce drame est lié à une femme, Claire. D'un clignement de cils, d'un battement d'ailes de papillon, trois mondes sont nés, trois univers parallèles, plus ou moins cloisonnés. Aucun de ces trois hommes ne croit au destin. Fun cherche l'explication du hasard dans les hypothèses les plus poétiques de la science (paradoxe de Schrödinger) ; le deuxième se tourne vers la philosophie (Leibniz) ; le troisième, vers la littérature (sous l'égide de Borges). Au fait, sont-ils trois fois le même homme ? Trois habitants de trois mondes divergents ? Trois spéculations d'un esprit rongé par le remords ? Trois variations d'un même roman en cours d'écriture ? Et, dans cette dernière hypothèse, qui donc écrit ce livre ?
Lu par : Anik Friederich
Durée : 4h. 43min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14659
Résumé:Ma mère n'aimait pas les blondes. C'est un sentiment assez ordinaire chez les petites boudinées au poil brun. N'empêche, tes blondes le lui ont bien rendu. Elle détestait aussi les médecins. Seulement cette fois, c'était pour les avoir trop aimés. Le premier qu'elle engloba dans cette haine fut sans conteste celui qui la délivra de moi. Le 21 juin 1958, Anne-Marie a tout juste vingt ans quand, après douze heures d'un travail difficile, ce toubib administre une vigoureuse fessée à l'enfant qu'elle vient de mettre au monde. Je suis laid, maigre et plutôt blond pour ce que la rareté de mes cheveux permet d'en juger. Ma mère m'appelle Bruno : elle a décidé que je serai grand, fort et brun.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 1h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13715
Résumé:Considère, mon amour, jusqu'à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux ! tu as été trahi, et tu m'as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu'un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu'à la cruauté de l'absence qui le cause. Quoi ? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tarit d'amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient du joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ?